Allergies alimentaires : mieux vaut prévenir que guérir !

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Depuis juillet 2015, une loi oblige les commerçants de mentionner sous forme écrite la présence d’allergènes sur leurs produits non préemballés. Une enquête, effectuée auprès de 375 commerces issus de 81 départements, sur la mise en application de cette obligation révèle aujourd’hui que les accidents allergiques ou d’intolérances alimentaires sont de plus en plus nombreux. Il est donc préférable de prendre des précautions car il s’avère que les professionnels sont récalcitrants dans l’application de cette loi. Sachant que certains accidents allergiques peuvent être mortels et parfois causer des affections pouvant handicaper la personne souffrant d’allergique ou d’intolérance alimentaire.

Redoublez de vigilance contre les allergies alimentaires ?

Sur les commerçants soumis à cette règle, 75% ne respectent  pas l’obligation d’information écrite de leurs consommateurs sur les allergènes contenus dans leurs produits. 45% de ces commerces non-conformes ne propose aucune information, tandis les 30% le font verbalement. Ce sont, en grande partie, des pâtissiers, boulangers, restaurateurs et traiteurs. Il est également à noter que la restauration rapide est la seule qui se conforme à cette règlementation. Ce sont Mc Donald’s, KFC et Quick. Quant à la grande distribution, très peu d’enseignes dévoilent les allergènes contenus dans leurs produits dont Monoprix, Carrefour, Intermarché, E.Leclerc, Auchan et Casino.

En attendant que les autorités publiques interviennent, il est donc préférable de se renseigner avant tout achat de produits non préemballés.

Apprendre à lire les étiquettes?

Savoir décrypter les étiquettes est désormais fondamental car la santé publique dépend de cette obligation d’information. Des associations proposent actuellement une formation sur la lecture de l’emballage des produits ainsi que sur les différents types d’allergènes. Sur la toile, certains sites proposent une consultation gratuite de leur base de données sur les allergènes contenus les aliments. Une autre précaution à prendre est le fait de cuisiner vous-même votre repas surtout lorsque vous déjeunez à l’extérieur. N’hésitez pas à demander l’aide d’un allergologue ou d’un diététicien. A ce sujet, notez aussi que l’arachide est à éviter pour les femmes enceintes ou celles qui allaitent jusqu’à 6 mois.Jusqu’à l’âge de 3 ans, une enfant ne doit pas consommer des aliments contenant des noix, des amandes, de l’arachide ou des noisettes. Les moins d’un an ne doivent pas consommer du kiwi, du céleri, du poisson ou encore des crustacés. A cet âge là, la diversification alimentaire est à prendre au sérieux.

Quant au lait maternel, privilégiez les laits hypoallergéniques durant les 6 premiers mois du bébé.